« Écrire l'histoire de son pays et de son temps, c'est repasser dans son esprit avec beaucoup de réflexion tout ce qu'on à vu.»

Saint-Simon

Saint-Simon, les grandes dates

16 janvier 1675

1691

3 mai 1693

1695

1699

1710

1715

1721

1723

21 janvier 1734

2 mars 1755

Naissance de Louis De Rouvroy. Il est le fils unique du duc Claude de Saint-Simon et de son épouse Charlotte de l'Aubespine. Il a pour parrain et marraine le Roi et la Reine de France : Louis XIV et Marie-Thérèse.

Il est présenté au Roi Louis XIV qui l'autorise à entrer dans la compagnie des mousquetaires gris.

Son père, Claude qui avait été fait duc par Louis XIII, décède. Louis hérite du titre de duc et du domaine de La Ferté-Vidame. 

Il épouse Marie-Gabrielle de Lorges, fille d'un maréchal. Ce mariage lui permet de s'installer à Versailles dans le logement de son beau-père. Trois enfants naîtront : Charlotte (1696), Jacques-Louis (1698) et Armand (1699). 

Saint-Simon soumet à l'abbé de Rancé -réformateur de la Trappe- les premières pages des Mémoires (qu'il a commencé à écrire à ses dix-neuf ans). Il continue de les écrire tout au long de sa vie. 

Le duc de Berry, troisième petit-fils du Roi, épouse la fille du duc d'Orléans. Saint-Simon qui a œuvré pour ce mariage se voit remercié par le Roi : sa femme est nommée dame d'honneur de la duchesse de Berry. Il obtient son propre appartement au Château de Versailles.

Louis XIV décède le 1er septembre 1715. Suite à la mort du monarque, la Régence est mise en place, Saint-Simon est alors ministre d'État et assistera au Conseil de Régence.

Saint-Simon est nommé Ambassadeur exceptionnel en Espagne pour conclure les mariages de la Louis XV et la fille de Philippe V. Il sera fait Grand d'Espagne par le Roi Philippe V. Cette mission est un grand succès, mais elle creuse considérablement les caisses du duc.

Suite au décès du Régent le 2 décembre 1723, Saint-Simon quitte la Cour pour son château de La Ferté-Vidame et son hôtel parisien. 

Son épouse, la Duchesse de Saint-Simon, meurt d'une pneumonie. Accablé par le chagrin le duc crayonne une ligne de larmes et de croix dans les Mémoires. Il n'en reprend l'écriture qu'au bout de six mois. Il ne fera jamais son deuil. 

Saint-Simon décède dans son appartement parisien. Ses fils sont morts avant lui, il ne laisse aucun héritier mâle. Il est le deuxième et dernier duc de Saint-Simon. Conformément à ses dernières volontés, son cercueil est attaché à celui de se femme dans le caveau de l'église de La Ferté-Vidame. Sa petite-fille, la comtesse de Valentinois hérite de ses biens.

 
 
 
 
 
 
Saint-Simon et les Mémoires

1694

Saint-Simon à moins de 20 ans lorsqu’il commence à écrire les Mémoires

40

C'est le nombre d'années qu'il passera à accumuler de la documentation

10

C'est le nombre d'années que sont resté caché les Mémoires avant de commencer à être distribué sous le manteau

7203

Pages manuscrites

2/3

Des Mémoires sont consacrés à la vie à la Cour de Versailles

7854

Personnages sont présentés dans l'œuvre des Mémoires

1440

Portraits dressés tout au long
de l'ouvrage

 
Saint-Simon et La Ferté-Vidame
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Peu de travaux seront effectués au château, ce dernier gardera son aspect médiéval. Vers 1718 les écuries sont construites et transformées par la suite en petit château. À sa mort, Saint-Simon est inhumé au côté de son épouse, Gabrielle de Durfort de Lorges, dans l’église Saint-Nicolas construite par son père en 1658.

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Enfant du Perche et amoureux de La Ferté-Vidame, Saint-Simon noue des attaches fortes qui ne faibliront jamais. En 1693 à la mort de son père, le duc Claude de Saint-Simon, il hérite du domaine en plus du titre de Vidame de Chartres. Au cours de ses nombreuses visites, et des séjours réguliers durant la quinzaine de Pâques il fait la connaissance de celui qui devient son père spirituel : l’Abbé de Rancé.

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Les bons mots de Saint-Simon

«C'était un panier percé, fou à enfermer, mais plaisant avec de l'esprit des saillies.»

À propos du Comte d'Aubigné.

«Monsieur était la plus sotte femme du monde, et Madame le plus sot homme qu'il eût jamais vu.»

À propos de Monsieur et la Princesse Palatine.

«Madame de Castries était un quart de femme, une espèce de biscuit manqué, extrêmement petite mais bien prise.»

À propos de la Marquise de Castries.

«Le goût, l'exemple et la faveur du feu roi avaient fait de Paris l'égout des voluptés de toute l'Europe.»

À propos de Louis XIV.

«Le nerf et le principe de la haine et de l'amitié, de la reconnaissance et de la vengeance est le même.»