PARC DU CHÂTEAU DE LA FERTÉ-VIDAME

Origines et histoire

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ORIGINES

Le premier seigneur dont il est fait mention à La Ferté-Vidame est Hugo de la Ferteia en 985. C'est probablement lui qui fit construire la première forteresse sur l'emplacement de l'actuel château en ruines.  Plusieurs seigneurs se sont succédés au cours du Moyen Âge, dont les familles de Vendôme et Ferrières. Au cours des guerres de religions le château devient la propriété d'un hobreau protestant : Préjean de Lafin. À la fin de cette période trouble, le domaine revient à la Comtesse de Soisson (épouse de Charles de Bourbon, née à Nogent-le-Rotrou).

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D'ILLUSTRES PROPRIÉTAIRES

En 1635, Claude de Rouvroy de Ruffec, duc de Saint-Simon s'installe dans le château. À sa mort son fils (Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon) hérite du domaine. On doit aux Saint-Simon la construction de l'église Saint-Nicolas ainsi que des écuries (aujourd'hui appelées "petit château"). 

En 1764, Jean-Joseph de Laborde achète le domaine. Il fait abattre l'édifice moyenâgeux pour construire un palais dont on peut encore voir les ruines monumentales. Il fait appel à Antoine Mathieu le Carpentier (architecte rouennais) pour réaliser l'édifice, il aménagera l'immense parc à la française.

Il sera contraint de vendre son bien au duc de Bourbon Penthièvre (petit fils de Louis XIV et de sa maîtresse, la Marquise de Montespan). La Révolution Française fera tomber la propriété aux mains du révolutionnaire Jean Cardot Villiers (promoteur et spéculateur, membre d'une bande noire) qui démontera le château pour vendre tout ce qui pouvait l'être.

En 1830, le château de La Ferté-Vidame devient la propriété de Louis-Phillipe, Roi des français. Ne pouvant reconstruire le château, il fera agrandir les communs pour faire du "petit château", sa résidence secondaire.  

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LE CHÂTEAU DE NOS JOURS

Vendu après le décès de Louis-Philippe, il faut attendre 1870 pour que le domaine ait un nouveau propriétaire. Passionné de chasse à cour, Léon de Dorlodot y reste 10 années. Revendu à monsieur Charles Laurent (doyen des agents de change de la ville de Paris) puis hérité par son fil Roger (veneur émérite), la meute des chiens blancs du roi pourra être installée dans les chenils de la ferme de la Vénerie.

Dans les années 20 la famille Laurent vend le domaine à Christian Viljeux qui en cède une partie à la famille Michelin, propriétaire de la société Citroën. Les 900 hectares de parc deviennent le centre d'essais officiel de la marque et le demeure encore aujourd'hui. Concernant le reste du parc (ruines et jardins), il faut attendre les années 90 pour que le Conseil Général d'Eure-et-Loir en devienne le propriétaire et participe à son embellissement.